Pourquoi j’ai quitté mon travail pour me consacrer à ma passion ?

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Bonjour à tous ! J’espère que vous allez bien 😜 Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler d’un sujet personnel et de vous expliquer pourquoi j’ai abandonné le salariat pour me consacrer à ma passion. N’hésitez pas à me dire en commentaire si cet article vous a plu ^^ Bonne lecture !

Au début du mois d’octobre 2019, j’ai quitté mon CDI d’assistante éditoriale. Je sais que, pour beaucoup de personnes, la sécurité de l’emploi est une chose importante et qu’il est déraisonné de renoncer à une situation stable pour sauter dans l’inconnu. Pourtant, j’ai fait le choix de partir, de suivre mes rêves plutôt que les diktats que nous impose la société.

Pour avoir vécu dans la région parisienne jusqu’à mes 25 ans, je connais très bien la routine métro-boulot-dodo. Celle qui nous impose de nous lever à 6 h du matin pour courir à la gare, entendre la voix mélodieuse de la SNCF nous annoncer que « le train circule avec un retard indéterminé » et patienter sur le quai avant de pouvoir s’entasser dans un wagon surpeuplé. Lorsque j’étais étudiante à la Sorbonne, j’avais à peu près 3h-3h30 dans les transports et encore, quand « tout allait bien ». Je passais mes journées à stresser, à regarder ma montre en mode « Est-ce que je vais réussir à grimper dans le train ? » et mon quotidien était rythmé par les grèves et les retards SNCF. C’était un véritable sport et d’ailleurs, quand j’ai rédigé mon premier CV, j’ai indiqué « footing » dans la catégorie loisirs.

Puis je suis partie en province et j’ai goûté les joies du travail à 5 min à pied (le bonheur !). Pour moi, cela a été une renaissance. Je pouvais faire sonner mon réveil à 8h ; quand je débauchais le soir, hop, je n’avais que la grande rue à remonter et j’étais chez moi. Presque trois ans se sont écoulés et pourtant, j’ai décidé de quitter ce poste qui avait tout pour me plaire. Alors, pourquoi ?

Parce que je n’avais pas l’impression de vivre… Oscar Wilde a écrit cette phrase que j’aime beaucoup : « Vivre est la chose la plus rare. La plupart des gens se contente d’exister. » Au fil des années, j’avais replongé dans la routine – certes, je n’avais plus à courir après les trains –, mais j’éprouvais cette horrible sensation que le temps m’échappait.

Mon rêve était d’écrire et j’avais beau essayé de grappiller des minutes, je ne parvenais pas à avancer. Mon roman stagnait ; le soir j’étais fatiguée et le week-end, j’avais mille autres choses à faire. À chaque fois, je repoussais à la semaine suivante, je me disais « Lundi, tu te forces à scribouiller, à atteindre tel ou tel quota de mots » pour finalement, le lundi suivant, ouvrir mon traitement de texte, regarder le dernier paragraphe d’un œil vitreux et me dire « Demain, je serai plus motivée ». Je reportais ainsi mes objectifs de jours en jours.

Régulièrement, j’avais des projets de romans qui germaient dans ma tête ; je scribouillais des plans de plusieurs dizaines de pages et à chaque fois, c’était la même rengaine, « Je le ferai quand j’aurai le temps ». Les mois s’enchaînaient, les saisons se succédaient et j’étais devenue un zombie qui se contentait de cocher les cases de son calendrier en attendant les vacances.

Et puis, un beau matin, j’ai choisi de reprendre ma vie en main. De faire en sorte que chaque jour ait son importance, que la semaine ne soit plus seulement un interminable compte-à-rebours jusqu’au week-end. Je pense que le temps est l’une des choses les plus importantes que possède l’être humain. Avoir le temps pour soi, pour ses projets, ne plus être prisonnier de cette fameuse routine métro-boulot-dodo.

Je pense sincèrement que le plus important est d’écouter ses rêves, plutôt que ses peurs ; de croire en soi plutôt que d’obéir aux carcans de la société. Ces carcans qui, depuis l’école primaire, nous conditionnent à voir le CDI comme la seule voie possible vers le bonheur. Comme si l’unique façon de réussir sa vie est la réussite matérielle : travailler dur chaque jour pour amasser des biens, devenir propriétaire, consommer toujours plus et enfin profiter de l’existence au moment de sa retraite.

Personnellement, cela ne correspond pas à ma vision du monde. J’ai envie de croire que la vie se résume à bien plus qu’à un nombre de zéros sur un compte en banque. Pour reprendre un proverbe qui m’avait beaucoup marquée, « la chemise du mort n’a pas de poche ». Cette phrase signifie que l’on n’emporte rien dans la tombe et je préfère enchaîner les expériences et les projets, plutôt que les heures vides de sens passées derrière un bureau.

Alors oui, d’un point de vue pécuniaire, les prochains mois risquent d’être difficiles. J’ai la chance d’avoir des économies de côté, de mener un train de vie assez raisonnable et de n’avoir personne à charge. Peut-être que je vais échouer, peut-être que, d’ici quelque temps, je serai obligée de retrouver un emploi – moins bien payé et moins bien situé –,  mais d’ici là j’aurai la chance de me consacrer pleinement à ma passion. D’écrire encore et encore, jusqu’à l’overdose.

J'espère que cet article vous a plu 😉

Crédit image : Ian Schneider sur Unsplash

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