L’écriture et moi : rencontre et premier amour

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Bonjour à tous ! J’espère que vous allez bien 😊 Aujourd’hui, je reviens avec un nouvel article un peu plus personnel où je vous parle de la relation que j’entretiens avec l’écriture depuis mon enfance. Bonne lecture ^^

Des princes, des princesses et quelques meurtres


J’ai commencé à scribouiller quand j’avais six ans mais, bien avant, j’inventais des histoires avec ma sœur jumelle. Comme ni l’une ni l’autre ne savaient écrire, nous dessinions des personnages dans un carnet, puis nous demandions à nos grands-parents de rédiger le texte à notre place. Nos récits mettaient souvent en scène un prince et une princesse, mais attention, un prince et une princesse modernes ! Ils allaient au supermarché, faisaient du ski, se déguisaient pour le carnaval et combattaient des méchants qui, pour nuire à nos héros, s’amusaient à repeindre leur maison dans différentes couleurs (parce que oui, pour nous, repeindre une maison était vraiment un acte malveillant  ^^).

Lorsque je suis entrée à l’école primaire, j’ai appris à écrire et je me suis mise à inventer mes histoires seules. L’un de mes premiers récits en solo s’intitulait Céline et la bibliothèque hantée : il était question d’un scientifique diabolique, d’un fantôme et d’un rétroprojecteur. Au fil des années, j’ai continué à scribouiller et à chaque fois, je me lançais dans des histoires policières avec des meurtres bien sanglants. Non pas en raison d’un goût particulier pour le macabre mais, à cette époque, je n’envisageais pas un autre début possible qu’un crime. Quelqu’un avait forcément été assassiné et le but était de trouver le coupable.

Dès l’enfance, j’avais compris l’importance de l’autodiscipline. Je me forçais à écrire même quand la motivation n’était pas au rendez-vous. Malheureusement, je n’étais jamais satisfaite de mes textes : je les écrivais à la main, mais dès que je finissais de les taper sur Word, je voyais à chaque fois des défauts (l’histoire était cousue de fil blanc, mes personnages n’étaient pas assez attachants, mon style pas assez bon). Invariablement, j’effaçais mes écrits. Je ne me contentais pas de supprimer le fichier sur l’ordinateur, non j’appuyais sur la touche « retour arrière » jusqu’à ce qu’il ne reste plus le moindre mot. Aujourd’hui, je regrette sincèrement de ne pas les avoir conservés.

Les années lycée et la découverte de la fantasy

Jusqu’au lycée, je scribouillais avec un sentiment d’inachevé. Mes histoires ne me plaisaient pas, j’avais honte d’écrire et plus les années s’enchaînaient, plus je songeais avec dépit que je n’arriverais jamais à produire un roman de qualité. Et puis, un jour, en cours de français, j’ai eu une idée : au lieu de continuer des récits policiers où je m’emmêlais les pinceaux avec la police et ses différents grades, je n’avais qu’à inventer un monde fictif où il n’y aurait pas d’autres règles que celles que j’aurais fixées. J’ai donc commencé un roman (suivi d’un tome II quelques années plus tard) : L’Héritière des Ambres qui parlait d’une jeune adolescente, décédée à la suite d’un accident et qui pénétrait dans le royaume des morts. À ce moment-là, j’ai compris que la fantasy était le genre qui me correspondait le mieux. Décrire la réalité n’était tout simplement pas pour moi : avec mon esprit perfectionniste, cela me gênait qu’une description puisse comporter des erreurs (comment fonctionne le système juridique en France ? Combien d’heures faut-il pour aller à Paris depuis la province ?) et je n’avais pas encore internet pour répondre à toutes mes questions.

Durant mes années lycée, j’ai également participé à des concours d’écriture départementaux. J’ai remporté le deuxième, puis le premier prix l’année suivante. Pour moi, l’adolescente réservée qui écrivait en secret et qui n’osait pas l’avouer, ces victoires ont été très importantes. Quelqu’un me disait enfin que ce que je scribouillais pouvait avoir de la valeur.

La Voleuse des toits, cinq ans d’acharnement


La Voleuse des toits est le premier roman que j’ai vraiment achevé. À l’origine, l’idée est née d’une nouvelle – celle-là même qui m’avait permis de remporter le premier prix. Le héros était un vieux peintre qui voulait fuir son monde, une société dictatoriale où l’art, la littérature et la musique étaient prohibés. Je rentrais de la fac et, tassée dans un train de banlieue, j’ai brusquement repensé à cette histoire. Au début, je pensais simplement écrire un court roman d’une cinquantaine de pages et puis, les idées se sont enchaînées : la rébellion, la Ligue écarlate, la magie, le voyage dans le temps et surtout Plume et Élias, mes deux personnages principaux. J’ai commencé le premier chapitre le 23 novembre 2013 sans savoir que plus de cinq années me seraient nécessaires pour terminer cette histoire.

Chapitre après chapitre, je postais mon roman sur Plume d’argent, un site qui permet aux auteurs d’échanger et de commenter leurs écrits (coucou, Jowie, si tu passes par là 😜). J’ai beaucoup appris sur ce site, j’ai peaufiné mon style et mes phrases, j’ai coupé des longueurs et surtout, cela m’a motivée à sortir mon roman en autoédition. Ma sœur m’a aussi beaucoup aidée, elle m’a soutenue et encouragée pendant des années et sans elle, La Voleuse des toits ne serait qu’un très long fichier Word, oublié dans un recoin de mon ordi.

Aujourd’hui, je repense au chemin parcouru et je suis contente de ne pas avoir abandonné. Ne pas avoir écouté cette petite voix durant mon enfance, celle qui me disait que je n’y arriverais jamais.


J’espère que cet article vous a plu 😉 Et vous, depuis combien de temps écrivez-vous ?

Crédit image : Lauren Mancke sur Unsplash

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