Mes petits défauts d’auteur

by - 08:00


Bonjour à tous ! J’espère que vous allez bien 😜 Aujourd’hui, je reviens avec un nouvel article un peu particulier pour vous parler de mes « défauts d’auteur » (et je ne citerai que les principaux, ha ha xD). N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous vous reconnaissez dans mon parcours, je me sentirai moins seule ^^

Défaut numéro 1 : la timidité


Je suis une GRANDE timide. Oui, vraiment… Depuis quelques mois, j’ai quitté mon emploi d’assistante éditoriale pour me consacrer à ma passion. Eh bien, si quelqu’un – que ce soit un ami ou une lointaine connaissance – me demande ce que je fais dans la vie, je préférerais répondre que je suis au chômage, au risque de passer pour une glandeuse professionnelle, plutôt que d’avouer que j’écris.

Depuis mon enfance, j’ai énormément de mal à me reconnaître comme une auteure. Même les mots « j’écris un roman » n’ont pas franchi le seuil de mes lèvres avant que je dépasse le quart de siècle. Dans ma tête, je préférais dire : « j’écris une histoire ». Je trouvais que le terme « histoire » était moins intimidant que le terme « roman ».

Lors de soirées, je suis particulièrement gênée quand quelqu’un apprend que j’ai sorti un livre et me pose des questions. J’ai les joues en feu et, par réflexe, j’ai toujours tendance à minimiser mon travail : je n’ai écrit qu’un « petit » roman (qui fait quand même 675 pages, mais je ne le précise pas ^^) et de toute façon, ce n’était que de « l’autoédition », n’importe qui aurait pu en faire autant. Par principe, je n’aime pas me mettre en avant et j’éprouve une peur irrationnelle qu’en parlant de La Voleuse des toits, mon interlocuteur se moque soudain de moi. Dans la vraie vie, je suis loin d’être aussi confiante que sur les réseaux sociaux.

Mon gros challenge de 2020 va être de faire des salons et de rencontrer des lecteurs. Je sens que le plus dur sera de contacter les organisateurs car je vais probablement bafouiller au téléphone et m’emmêler les pinceaux. J’espère que cette expérience m’aidera à progresser et à développer mon estime de moi.

Défaut numéro 2 : « Tout doit être parfait. »

Je suis une auteure perfectionniste, je veux que tout soit parfait. Lorsque je scribouille, je suis capable de passer plus d’une heure sur un même paragraphe si je ne suis pas satisfaite. Il m’est très difficile de commencer la phrase suivante si je remarque un problème de fluidité ou une répétition (des fois, dans la même page, à plusieurs centaines de mots d’intervalle). Par conséquent, j’écris très lentement mais j’ai la chance d’avoir des périodes de réécriture beaucoup plus courtes.

Lorsque je relisais La Voleuse des toits, la perspective que l’histoire allait bientôt paraître sur papier, qu’il me serait bientôt impossible de changer la moindre virgule, m’avait pas mal stressée. Ma hantise était de recevoir un exemplaire et de découvrir une coquille en feuilletant négligemment l’ouvrage. J’ai donc lu et relu le texte, j’ai pris le temps de m’attarder sur chaque phrase en veillant à rester bien concentrée pour que mon esprit ne s’amuse pas à « faire saute-mouton » au-dessus des fautes. Je ne vous raconte pas à quel point j’étais anxieuse quand j’ai finalement validé le fichier sur Amazon KDP. Jusqu’à présent, je n’ai pas encore reçu de commentaires concernant d’éventuelles erreurs, ça me rassure xD

Défaut numéro 3 : la procrastination ou l’art de se trouver des excuses

Pendant longtemps, j’ai procrastiné. Mon rêve était de terminer mon roman et de l’autoéditer, mais c’était un rêve qui me paraissait lointain. Chaque jour, je m’inventais de nouvelles excuses, je ne parvenais pas à établir un calendrier et à m’y tenir. Lorsque j’ai commencé ma nouvelle vie en province, j’ai connu une longue période où je n’avais aucune motivation. Je savais ce qu’il me restait à faire : boucler les corrections de La Voleuse des toits, relire encore et encore, me lancer sur les réseaux sociaux, essayer de trouver des lecteurs potentiels et des chroniqueurs intéressés. Ce programme m’apparaissait comme un interminable chemin de croix. Le matin, impossible de me lever plus tôt et le soir, j’étais trop fatiguée. À chaque fois, je reportais au lendemain comme si une bonne fée allait se pencher sur moi au cours de la nuit et me donner la force nécessaire.

En même temps, j’éprouvais cette impression paradoxale d’être sur un quai de gare et de voir les trains défiler devant moi, les uns après les autres, sans que je trouve l’énergie de grimper à l’intérieur. En réalité, j’avais conscience que les semaines, puis les mois s’enchaînaient et que je restais le spectateur impuissant de ma vie. Celui qui se contente de regarder et qui tourne nonchalamment les pages du calendrier. Sur internet, je découvrais pourtant des récits inspirants, je lisais des blogs où il était question d’épanouissement et je voyais des gens se lancer dans l’écriture avec passion. Sur le coup, cela me donnait envie de les imiter, j’ouvrais mon traitement de texte et invariablement, je reportais mon rêve au lendemain.

Un jour, j’ai fini par me mettre un grand coup de pied aux fesses. Je pense que l’erreur avec la procrastination est de croire qu’on a devant soi un temps infini. Aujourd’hui, je me rends compte que chaque journée me donne une chance de réaliser mon rêve. Mon but est désormais de me coucher chaque soir avec le sentiment d’avoir accompli « quelque chose » (écrire un peu, même si ce n’est pas beaucoup, terminer un article de blog, etc.).

Lorsque la flemme menace de faire son grand retour, j’aime beaucoup regarder cette vidéo de Tim Urban sur la procrastination que je trouve particulièrement inspirante : https://www.youtube.com/watch?v=arj7oStGLkU&t=319s


J’espère que cet article vous a plu 😛 Et vous, quels sont vos défauts d’auteur ?


Crédit image : Jess Watters sur Pixabay

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6 commentaires

  1. Super article! Merci du partage !

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    1. Merci pour votre commentaire ! Ravie que mon article vous ait plu =)

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  2. Je me retrouve beaucoup dans le "Tout doit être parfait". Moi aussi ma hantise serait de retrouver de grosses fautes dans mon livre publié argh

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    1. Contente de voir que je ne suis pas la seule xD moi, j'évite de relire le livre une fois imprimé, je le feuillette juste pour vérifier que tout va bien ^^

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  3. Je comprends pour ton manque d'estime de soi! À l'époque, alors que je mettais les pieds dans l'entrepreneuriat, quand on me demandait ce que je faisais et que je parlais de mon activité, je le minimisais au max comme si ce n'était pas grand chose...
    Et puis, avec le travail sur soi et l'entreprise qui change et grandit, mon estime de soi a fait un grand bon en avant!

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  4. Merci pour ton message ! Avoir davantage confiance en moi va être mon gros challenge de 2020 =)

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